4 conseils essentiels pour maîtriser l'algorithme PTE

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L'algorithme PTE n'est PAS une arnaque !

Lorsque le PTE a été lancé en 2009, il était le fruit de plusieurs années de recherche menées par des experts de premier plan en évaluation linguistique du monde entier. L'objectif était ambitieux : évaluer les compétences communicatives du candidat en utilisant du matériel authentique. L'algorithme complexe de Pearson visait à établir une toute nouvelle norme.

Avant son lancement, l'autre grand test d'anglais administré par ordinateur était le TOEFL. Pourtant, les sections de prise de parole et d'écriture du TOEFL – compétences productives – sont notées par des humains, et non par une intelligence artificielle.

La question est donc : Pearson a-t-il réussi ?

De nombreux témoignages anecdotiques suggèrent que le système est imparfait. Un article du journal britannique The Guardian, intitulé « Outsmarting the computer: the secret to passing Australia’s English-proficiency test », racontait les histoires de locuteurs natifs ayant échoué à la section orale du PTE, y compris notre ancienne collègue d’E2Language, Kaia. Elle n’a obtenu que 43 lors de sa première tentative au PTE, à sa grande déception, et a écrit plusieurs articles de blog sur son expérience (qui valent vraiment la peine d’être lus !).

Alors, pourquoi les « locuteurs natifs » échouent-ils à la partie orale du PTE ?

À mon avis, les plaintes concernant l’« injustice » perçue de l’algorithme du test sont quelque peu malhonnêtes. La comparaison que je ferais est celle de l’obtention du permis de conduire. J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai réussi mon examen du premier coup. Comment ? En exagérant tout ce que je faisais en conduisant, exactement comme on me l’avait appris ! En vérifiant mes rétroviseurs sans cesse, en tournant la tête pour me garer en créneau et en mettant mon clignotant bien avant de tourner à gauche ou à droite, bien avant l’intersection. Et ça a marché. Malgré la perte de trois ou quatre points mineurs, je suis reparti heureux comme un roi, mon permis plastifié en main.

Naturellement, j’ai immédiatement abandonné une grande partie de ce que m’avait enseigné mon moniteur de conduite (un homme corpulent et grossier nommé Colin). Mais ce n’est pas grave, je suis toujours un bon conducteur. De la même manière, les locuteurs natifs restent de bons orateurs en anglais, même s’ils échouent à la section orale du PTE. Cependant, ce n’est presque jamais la faute de l’algorithme, mais plutôt un manque de préparation.

Revenons donc à l’algorithme du PTE. Une approche similaire à celle de l’apprentissage de la conduite vous rapportera énormément si vous l’appliquez au PTE. Considérez-le comme un test de votre capacité à passer le PTE plutôt que comme une preuve de votre excellence en anglais. Au lieu de vous plaindre que « la machine ne comprend tout simplement pas les gens de (nom du lieu) ! », adaptez votre façon de parler. Ce n’est pas l’accent qui pose problème à l’algorithme, mais un autre comportement modifiable. Alors, souvenez-vous de ceci :

Conseils pour « battre » l’algorithme

Modèle de parole

Peu importe d’où vous venez, il existe des façons de parler « natives ». Celles-ci sont distinctes des façons « étrangères » de parler. Vous ne pouvez pas parler anglais comme vous parlez votre langue maternelle. De même, lorsque nous faisons un discours en public, nous modérons notre façon de parler pour que les gens comprennent ce que nous disons. Nous ralentissons, nous faisons attention à notre respiration et nous parlons plus consciemment. Les pauses entre les propositions – qu’elles soient ponctuées ou non – sont accentuées pour

Vitesse d’élocution

Mémorisez bien cet idiome : « Plus on se dépêche, moins on avance. » Ne soyez pas trop pressé, car cela peut entraîner des variations inacceptables dans votre élocution. Sachez qu’il y a des tâches guidées (lire à voix haute et répéter des phrases) et des tâches indépendantes (décrire une image et raconter une conférence). Il est généralement plus facile de faire les tâches guidées puisque vous savez ce que vous devez dire. Modérez votre rythme lorsque vous lisez à voix haute afin de pouvoir adopter le même style en décrivant une image. Surtout, vous devez gérer votre rythme. L’algorithme du PTE s’intéresse beaucoup plus à la qualité qu’à la quantité.

Bredouillement et énonciation

L’algorithme ne peut pas vous noter s’il ne vous entend pas. Parlez clairement et assurez-vous d’être entendu. À l’inverse, ne criez pas comme un fou. Vous ne ferez que déformer votre son et agacer tout le monde dans la salle d’examen. Pendant que nous y sommes, certaines personnes pensent que les femmes sont désavantagées par rapport aux hommes au PTE. La théorie est que leurs voix sont plus douces et donc plus difficiles à enregistrer. Ce n’est absolument pas le cas.

Mauvaises habitudes

Il y en a beaucoup, notamment les hésitations (« euh », « hum »), revenir en arrière pour recommencer une phrase et varier votre rythme selon votre niveau de confiance. Ici, je souligne quelques-unes qui pourraient vraiment impacter votre score au PTE.

Parler sans pause

Si vous faites cela, vous avez tendance à effacer la ponctuation importante, y compris les points et les virgules. Ce n’est pas rare chez les locuteurs sud-asiatiques de l’anglais, par exemple. Je parle souvent de l’effet « mitrailleuse », car c’est comme le rat-a-tat du feu d’arme. Votre discours ne doit pas être incessant, sinon il devient écrasant. Calmez-vous, respirez et faites des pauses aux bons endroits.

Intonation montante

Il y a un aspect culturel à cela, car les Australiens et d’autres locuteurs natifs ont souvent une intonation montante à la fin de phrases qui ne le nécessitent pas. Normalement, on le fait pour poser des questions, par exemple : « Do you know where the toilet is? » L’intonation montante aide l’auditeur à comprendre que vous posez une question. Comparez cela à la phrase : « We’re leaving early tomorrow. » Cela ressemble maintenant à une question, alors que c’est en réalité une déclaration d’intention. En bref, si vous ne demandez pas la permission, essayez de ne pas avoir l’air d’en faire la demande.

Un dernier idiome pour vous : « Un mauvais ouvrier blâme toujours ses outils. » Je vous encourage à ne pas blâmer l’algorithme. Préparez-vous correctement pour votre test PTE et vous réussirez haut la main.

Colin David
Expert PTE
Dip TESOL